Enquête_crime_banlieue_hongkongaiseSociété / Faits Divers 

Procès glaçant à Hongkong : l’affaire Abby Choi défraye la chronique judiciaire

L’affaire avait glacé d’horreur Hongkong en février 2023. Le procès pour meurtre d’Abby Choi, mannequin et influenceuse de 28 ans, s’est ouvert devant la justice hongkongaise. Trois hommes comparaissent pour avoir orchestré et exécuté un crime d’une violence inouïe, dont les motivations seraient purement financières.

Les accusés ne sont autres que des membres de sa belle-famille : son ex-époux Alex Kwong, le père de ce dernier Kwong Kau, et son beau-frère Anthony Kwong. Tous trois font face à des accusations de meurtre et d’obstruction à l’inhumation légale du corps.

Un crime atroce découvert dans une maison de banlieue

La jeune femme avait disparu le 21 février 2023, quelques jours seulement après son retour de la Fashion Week parisienne. Son absence avait rapidement inquiété ses proches.

Quarante-huit heures plus tard, la macabre découverte plonge la métropole asiatique dans la stupeur. Des restes humains démembrés sont retrouvés dans des marmites, au sein d’une habitation située à Tai Po, en périphérie de la ville.

Sur place, les enquêteurs mettent la main sur une scie électrique et un hachoir à viande, témoignant de l’horreur de la scène. Les analyses confirment rapidement qu’il s’agit du corps de la jeune influenceuse.

Un différend immobilier au cœur du dossier

Selon les procureurs, un conflit financier serait à l’origine de ce féminicide brutal. La victime avait acquis une propriété de grand standing destinée à loger son ancienne belle-famille.

L’accusation affirme que Kwong Kau, le patriarche, aurait élaboré un plan meurtrier avec ses deux fils dans le but de conserver cet appartement luxueux. Un mobile d’une froideur glaçante qui souligne la dimension patrimoniale du drame.

Des plaidoiries partielles face aux charges

Devant le tribunal, les trois prévenus ont plaidé non coupables concernant l’accusation de meurtre. Toutefois, Alex et Anthony Kwong ont reconnu leur responsabilité dans l’obstruction à l’inhumation légale du corps.

Cette stratégie de défense partielle illustre la complexité juridique d’une affaire où les preuves matérielles semblent accablantes, mais où les responsabilités individuelles restent à établir précisément.

Une vie familiale complexe entre deux mariages

Abby Choi avait refait sa vie auprès d’un homme issu d’un milieu fortuné. Elle était mère de quatre enfants au total, dont deux nés de son union avec Alex Kwong.

Malgré la séparation, la jeune femme continuait à subvenir aux besoins de son ancienne belle-famille. Cette dernière gardait d’ailleurs les deux enfants issus du premier mariage, créant une situation de dépendance économique que la victime entretenait par générosité.

D’autres condamnations dans le sillage de l’affaire

L’enquête a révélé l’implication de plusieurs complices périphériques. Jenny Li, l’ancienne belle-mère d’Abby Choi, a écopé d’une peine de 18 mois de prison pour entrave à la justice.

Deux autres individus ont purgé six mois d’emprisonnement chacun. Ils avaient tenté de faciliter la fuite d’Alex Kwong après la découverte du corps, aggravant ainsi leur participation aux faits.

Articles similaires